Les nouvelles technologies ont profondément modifié tant les aspects business que les métiers eux-mêmes et leur positionnement dans les entreprises. De nouveaux rôles se sont même créés pour accompagner cette transformation et incorporer le digital dans la culture des entreprises.

La fonction de Chief Digital Officer apparaît ainsi en 2005 et se développe de façon exponentielle à partir de 2015. Elle est suivie de près par celle de Chief Data Officer, née suite à la prise de conscience de l’importance des enjeux du Big Data.

 

Dans certaines entreprises, seul existe le Chief Digital Officer, dans d’autres Chief Digital Officer et Chief Data Officer cohabitent. Les profils des deux fonctions cumulent bien des points communs et posent tous deux la question de l’intersection avec le rôle de la DSI sur des sujets et projets dont elle est historiquement dépositaire.

 

Des métiers accélérateurs de maturité digitale

 

En 2016, 27% des entreprises avaient un Chief Digital Officer d’après le baromètre Digital Jobs. Faisant souvent partie du comité exécutif, le Chief Digital Officer est surtout un métier transverse qui intervient auprès de l’intégralité des acteurs de l’entreprise : RH, Marketing, Direction, Opérationnel, Produit, Informatique… A lui de porter la bannière du digital à tous les niveaux de l’entreprise, de fédérer et d’unifier les silos existants.

 

Le Chief Data Officer a un positionnement tout aussi transverse. Il est le garant de la performance des sujets Data pour toute l’entreprise. Selon Gartner, son rôle « englobe la gouvernance, le contrôle, la protection et l’exploitation efficace de la donnée ».

 

C’est une fonction qui croît rapidement : en 2016, 18% des entreprises déclarent avoir un Chief Data O­fficer et 23% en auront nommé un en 2017.

 

 

Le marketing : 1er service client du CDO

 

Prenons l’exemple du département Marketing. La gestion des données qui gravitent autour des produits marketés est profondément impactée par les avancées technologiques. Il faut en effet pouvoir projeter ces données sur les différents canaux digitaux de vente de l’entreprise, dans n’importe quelle langue, et les actualiser en temps réel.

 

Il est indispensable pour les services Marketing de s’équiper des bons outils digitaux pour répondre à ce challenge. C’est là qu’intervient le CDO (CdigitalO ou CdataO selon les cas), en tant que relai transverse pour mettre en place un outil PIM : Product Information Management, qui favorise la coopération autour de la data marketing pour la valoriser au maximum

 

Le CDO est-il un profil IT-friendly ?

 

Le CDO – CdigitalO tout comme CdataO – a un profil très complet qui réunit des compétences transverses tout comme le changement qu’il insuffle :

  • Le marketing bien évidemment car le CDO se doit d’être en veille constante pour rechercher des opportunités de croissance et anticiper les mutations à venir
  • La conduite du changement qui l’amène à accompagner, entendre et fédérer les métiers parfois réfractaires
  • Ce qu’il fait à l’aide d’une communication irréprochable et d’un sens de la formule hors pair, avec pédagogie

 

Ces compétences transverses reposent sur un solide socle technique :

  • Une compréhension fine des outils technologiques de pointe est l’asset indispensable pour comprendre les changements qu’ils impliquent (organisationnels, métier…) et les mettre en place avec une gestion de projet calibrée (priorisations, ressources, coûts, gestion des impacts).

 

Si le CDO n’est donc pas un profil technique au sens opérationnel du terme, il doit pouvoir par exemple anticiper les conséquences d’un choix entre une solution « on-premise » ou « SaaS » lors de l’implémentation d’un outil tel qu’un PIM.

 

CDO et DSI, amis ou pires ennemis ?

 

En tant que garante de l’architecture informatique et de sa cohérence au sein d’une entreprise, la DSI pourrait craindre une cannibalisation de sa fonction par le CDO et la dimension technique de ses sujets.

 

Mais DSI et CDO sont complémentaires :

  • la DSI apporte une expertise technique extrêmement pointue et une vision stratégique sur l’optimisation des systèmes d’information
  • le CDO porte la roadmap globale de la transformation digitale et son déploiement

 

C’est leur synergie qui permettra de mener à bien les projets de transformation digitale.

 

Si l’on revient au projet de mise en place d’un PIM, CDO et DSI ont tous deux de grandes responsabilités dans le choix de la solution

  • Le CDO va valider les apports business, les gains de productivité et l’avance de phase des fonctionnalités de collaboration d’un PIM
  • La DSI va s’assurer de sa bonne intégration dans l’architecture actuelle (ou projetée à plus long terme) dans l’entreprise et de sa connectivité technique avec l’écosystème applicatif existant

 

 

A eux trois, CDOs et DSI embarquent l’entreprise et l’accompagnent dans sa transformation numérique. Entre mise en place du changement, pilotage de la donnée et suivi de l’adéquation technique, la conjugaison de ces trois rôles permet bien souvent de mettre les bouchées doubles.

*Photographie de couverture publiée par Les échos solutions « TOP 10 des CDx les plus influents sur Twitter en septembre 2018 »

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